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Agosto 2019 - De vuelta

25 Agosto 2019

¡¡ Objetivos cumplidos !!  ¡¡ Objectifs atteints !!

De vuelta, iba a decir “a casa” pero no sería cierto, Obo es también nuestra casa, nuestra familia, familia que nos acoge con amor, alegría y cánticos;familia que hace de escudo, literalmente, ante la más mínima inseguridad.
 
Cuando en las reuniones de ayuda humanitaria o de seguridad se hace referencia a “vuestra zona de trabajo” nos resulta extraño, no es nuestra zona de trabajo, compartimos el día a día con la comunidad, no trabajamos sino que intercambiamos cultura y conocimientos.
 
Yo he aprendido que para la picadura de serpiente lo mejor es la cebolla y ellos aprendieron el uso de la hidrocortisona, entre una y otra salvamos muchas vidas. 
 
Después de tantos años entre ellos me siguen queriendo tocar, mi cara, mi pelo, como si esperaran un milagro, como si pudiera transmitirles la solución a sus problemas, pero me tocan, me miran me sonríen y nos abrazamos…. esa corriente de amor y ternura no se puede describir con palabras, hay que sentirla. Y preguntan por mis hijos, nietos y toda la familia como si de la suya se tratara.
 
Aunque a través de las fotos que hemos podido ir enviando se puede decir:¡¡ OBJETIVOS CUMPLIDOS !!, queda mucho por hacer aún.
 
Al venirnos todo solo una palabra se repite una y otra vez "Merci, Merci a tous les voluntaires qui nous appuient" y os transmito sus GRACIAS a todos los voluntarios que nos apoyan...y allí quedan esperando nuestro regreso con más ilusión y esperanza en esa Reconstrucción en Unidad y Dignidad.
 
Algunas anécdotas de las miles que hemos vivido las iré contando poco a poco porque después de 11 años en Centroáfrica, uno cree haber visto y vivido todo lo que puede sorprender... pero nada más lejos de la realidad.
 
El mismo día de llegada, aún con las maletas por medio y parte de la población en nuestra casa, una chica se sienta frente nosotros sin quitarnos ojo. Mira que te mira casi hasta hacernos sentir incomodos. El resto mira la escena con una sonrisa, expectantes.
 
Una situación de mutua observación, le sonrío y pregunto qué pasa y lo que vino a continuación fue inaudito. Esta chica, Habiba, (perteneciente a una tribu nómada, los Peuls o Mborolos , desplazados y refugiados en Obo, donde pretendían asentarse cansados de guerra y enfermedades y porque les habían matado el ganado) 

Desde que supo que veníamos andaba merodeando. NUNCA HABÍA VISTO UN BLANCO.(Se me vino a la memoria la imagen de un chimpancé en el zoo de Santillana del Mar que se ocultaba con su cría de las miradas curiosas de los visitantes), me acerqué a ella, nos tocamos, me mesó el pelo y acarició la cara. Le pregunté su nombre pero ella a mí no, no lo necesitaba, yo era la MONZÚ (la blanca).Vino cada día y cada tarde. Nuestro lenguaje fue la sonrisa, la mímica y algo más.

De esa tribu solían salir los rebeldes por lo que eran acogidos con recelo y con recelo, por una parte de la comunidad, se acogió nuestra relación. Poco a poco venían otras mujeres Mborolas, las hijas, los niños y un día visitamos su campamento, acudían al hospital con sus secos pechos y desnutridos bebés… ¡se incorporaban a la comunidad¡ incluso algunos niños se atrevieron ir a la escuela… Cuando dejamos Obo, esta tribu nómada, sin ganado, sin agua sin nada más que la idea de comenzar en un asentamiento y dar cierta estabilidad a sus familias pueden moverse libremente aun cuando viven alejados de la villa. Se les ha dado una parcela, pueden entrar y salir, pero sus cultivos deberán hacerlos dentro del recinto con lo cual el espacio se irá reduciendo si quieren comer. Han criado gallinas para vender los huevos. No comen de sus gallinas porque entonces no tendrían dinero para comprar medicinas. Le compras por 1000 cfas (1,5€) y después te piden que les des algo para comer de lo que le has comprado. La primera vez, no teníamos cambio, eran 1500 cfas, -dame 2000 y mañana te traigo 500, se los di sin esperar vuelta por supuesto… pero allí estaba al día siguiente con los 500cfa de vuelta… eso sí diciendo que tenía hambre y se los dieras. Gesto de honestidad.

Esta es MARIAM mas bien parecía salida de un belén que de una revuelta congolesa.

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De retour, j’allais dire "à la maison" mais ce ne serait pas vrai, Obo est aussi notre maison, notre famille, famille qui nous accueille avec amour, joie et chants; famille qui fait de bouclier, littéralement, devant la moindre insécurité.
 
Lorsque, dans les réunions d’aide humanitaire ou de sécurité, il est fait référence à "votre zone de travail", nous trouvons cela étrange, ce n’est pas notre zone de travail, nous partageons le quotidien avec la communauté, nous ne travaillons pas mais nous échangeons culture et savoir-faire.
 
J’ai appris que pour la morsure de serpent le meilleur est l’oignon et ils ont appris l’utilisation de l’hydrocortisone, entre l’une et l’autre nous avons sauvé beaucoup de vies.
 
Après tant d’années parmi eux, ils veulent encore me toucher, mon visage, mes cheveux, comme s’ils attendaient un miracle, comme si je pouvais lui transmettre la solution à leurs problèmes, mais me touchent, me regardent me sourient et nous nous embrassons.... ce courant d’amour et de tendresse ne peut être décrit avec des mots, il faut le sentir. Et ils demandent pour mes enfants, mes petits-enfants et toute la famille comme si c’était la leur.
 
Bien qu’à travers les photos que nous avons pu envoyer, on puisse dire : « OBJECTIFS ATTEINTS ! , il reste encore beaucoup à faire.
 
Quand nous venons tout est un seul mot se répète encore et encore "Merci, Merci a Tous les voluntaires qui nous appuient"et je vous transmets leurs  REMERCIEMENTS à tous les volontaires qui nous soutiennent...
 
Quelques anecdotes sur les milliers que nous avons vécues, je les raconterai peu à peu parce qu’après 11 ans en Afrique centrale, on croit avoir vu et vécu tout ce qui peut surprendre... mais rien de plus éloigné de la réalité.
 
Le jour même de l’arrivée, même avec les valises au milieu et une partie de la population dans notre maison, une fille s’asseoit devant nous sans se détourner de nous. Elle nous regarde, nous regarde presque jusqu’à nous faire sentir mal à l’aise. Les autres regardent la scène avec un sourire, dans l'attente de ce qu'il va se passer.

Une situation d’observation mutuelle, je lui souris et demande ce qui se passe et ce qui s’en est suivi a été inouï. Cette jeune fille, Habiba, (appartenant à une tribu nomade, les Peuls ou Mborolos , déplacés et réfugiés à Obo, où ils prétendaient s’installer fatigués de la guerre et des maladies et parce que le bétail avait été tué) dès qu’il a su que nous venions, il rôdait. ELLE N'AVAIT JAMAIS VU AUPARAVANT DE PERSONNE BLANCH. (Je me suis souvenu de l’image d’un chimpanzé au zoo de Santillana del Mar qui se cachait avec son petit des regards curieux des visiteurs), donc je me suis approché d’elle, on s’est touchés, elle m’a caressé les cheveux et caressé le visage. Je lui ai demandé son nom, mais elle ne m'a pas demandé le mien, elle n’en avait pas besoin, j’étais la MONZÚ (la blanche). Elle est venue tous les jours et tous les soirs. Notre langage était le sourire, le mime et autre chose....l'amour
 
Les rebelles sortaient souvent de cette tribu et étaient accueillis avec méfiance et  donc c'est avec méfiance que notre relation  a été accueillie par une partie de la communauté. Peu à peu, d’autres femmes Mborolas venaient, les filles, les garçons et un jour nous avons visité leur camp, ils se rendaient à l’hôpital avec leurs seins secs et leurs bébés sous-alimentés… ils ont rejoint la communauté même quelques enfants ont osé aller à l’école… Lorsque nous quittons Obo, cette tribu nomade, sans bétail, sans eau, sans rien d’autre que l’idée de commencer dans une colonie et de donner une certaine stabilité à ses familles, peut se déplacer librement même quand ils vivent loin de la ville. On leur a donné une parcelle, ils peuvent entrer et sortir, mais leurs cultures doivent être faites à l’intérieur de l’enceinte de sorte que l’espace sera réduit si ils veulent manger. Ils ont élevé des poules pour vendre leurs œufs. Ils ne mangent pas leurs poules parce qu’alors ils n’auraient pas l’argent pour acheter des médicaments. Vous l’achetez pour 1000 cfas (1,5€) et puis ils vous demandent de leur donner quelque chose à manger de ce que vous lui avez acheté. La première fois, nous n’avions pas de monnaie, c'etait 1500 cfas, " donne moi 2000 et demain je vous apporte 500", je leurs ai donnés sans attendre tournant bien sûr… mais il était là le lendemain avec les 500 de retour… cela dit en disant qu’il avait faim et si je pouvais le lui en faire cadeau. Geste d’honnêteté.
 

 

 

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